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Au Sénégal, l’eau comme sourde à l’appel se fait désirée

August 7, 2018

 

« L’hivernage bat son plein et habituellement la verdure envahissait partout. A la périphérie des habitations comme à la lisière des plantations, on humait l’air frais et humide. La pluie tombait avec grondement de tonnerre, éclairs et faisait regretter le peu d’espace non ensemencé. Les cris enthousiastes des animaux s’entendaient de partout et les grenouilles se mêlaient à la partie. Mais hélas, on est loin de ce décor. En ce début d’août 2018, la pluie se fait rare. On l’a eu deux fois et son absence est sur le point d’anéantir tous les espoirs. Ici et là on scrute le ciel. On multiplie les séances de prières et les rites traditionnels refont surface. 

 

Et la météo de faire son bilan : tous les postes de recueil de la pluviométrie sont déficitaires dans toute la région de Diourbel. Les agents des eaux et forêts mènent une lutte acharnée contre les bergers qui voient le bétail mourir à leurs pieds. Leurs plaintes et complaintes bourdonnent aux oreilles des autorités locales et étatiques qui sont sollicitées de partout. L’eau comme sourde à l’appel se fait désirée. Les bergers vont, viennent sans arrêt, le paysan n’a pas encore fini de semer après la première tentative du 27 juin dernier jour de la première pluie. Vers la Commune de Dinguiraye dans l’arrondissement de Baba garage des paysans recommencent les semis à sec du mil. Au marché hebdomadaire de Baba garage le sac de foin se vend à 6000 fcfa, du jamais vu et la journée de reboisement prévue dimanche 5 août permettra de sensibiliser les populations sur la nécessité de répondre présent à la foresterie, à la sauvegarde de notre environnement, à la lutte contre la pollution atmosphérique, aux comportements regrettables et autres agressions dont est victime la nature.

 

Et les appels tous azimuts lancés par des ONG comme SOS Sahel International entre autres devraient résonner de partout car cette situation on ne voudrait plus la revivre même si on ne sait encore quand revient la pluie. »

 

Témoignage de  Malickganila Ndiaye

Instituteur et coordonnateur du village agricole de grand Ndia à Baba garage Sénégal 

PROJET BABAGARAGE – SENEGAL (en partenariat avec la Fondation Mangrove sous l’égide de la Fondation de Luxembourg) 

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